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Poulet rôti à la sauce au vin blanc de Winston Churchill : la recette historique d'un déjeuner d'État à Chartwell
Poulet rôti à la sauce au vin blanc de Winston Churchill : la recette historique d'un déjeuner d'État à Chartwell
Gastronomie britannique, technique du rôtissage au beurre, héritage culinaire de Sir Winston Churchill et influence française.
Découvrez la recette traditionnelle de Poulet rôti à la sauce au vin blanc, spécialité emblématique de la table de Winston Churchill, reconnue pour son raffinement et son héritage historique.
APPELLATIONS & IDENTITÉ
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Nom d’origine : Roast Chicken with White Wine Sauce.
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Variantes attestées : Poulet "Chartwell", Churchill’s Favorite Roast.
VARIANTES ET VERSIONS RÉGIONALES : LES SOURCES
1. Version Chartwell (L'Originale)
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Source : Recipes from Chartwell de Georgina Landemare.
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Détails : Georgina Landemare fut la cuisinière privée de Churchill pendant plus de 15 ans. Ses archives (et son livre de 1958) confirment que Churchill préférait les volailles rôties avec une grande quantité de beurre et des herbes fraîches du domaine de Chartwell.
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Référence web : National Trust - Georgina Landemare & Chartwell (Le site mentionne son rôle et ses méthodes de travail traditionnelles).
2. Version "Diaspora" (Hôtel de Paris, Monte-Carlo)
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Source : Archives de la Société des Bains de Mer (SBM) et témoignages de l'époque.
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Détails : Winston Churchill séjournait fréquemment au Palais de la Marine ou à l'Hôtel de Paris à Monaco. Les chefs locaux adaptaient ses goûts britanniques aux produits méditerranéens. On retrouve des mentions de "Poularde à la Churchill" agrémentée d'ingrédients locaux (olives, citrons).
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Référence web : Salon Winston Churchill - Hôtel de Paris (Le Salon Churchill y célèbre cet héritage avec des menus inspirés de ses séjours).
3. Version Contemporaine (Gastronomique)
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Source : Dinner with Churchill: Policy-Making at the Dinner Table par Cita Stelzer.
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Détails : Ce livre analyse les menus des dîners d'État. Les chefs contemporains (comme ceux du Savoy ou du Dorchester) revisitent ces classiques pour les banquets modernes en utilisant des techniques comme la basse température ou des jus de viande plus complexes (vin jaune).
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Référence web : Critique de "Dinner with Churchill" - National Churchill Museum.
CATÉGORISATION
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Type de plat : Plat de résistance
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Service : Traditionnel / Gastronomique
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Nombre de portions : 4 à 6 personnes
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Niveau technique : Intermédiaire
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Public cible : Professionnels et passionnés d'histoire culinaire
ORIGINE GÉOGRAPHIQUE ET STATUT
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Pays : Royaume-Uni
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Région / micro-terroir : Kent (Manoir de Chartwell) — Influences franco-britanniques (Bourgogne / Angleterre).
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Origine et transmission : Cuisinières privées de la famille Churchill (notamment Georgina Landemare). Recette documentée dans l'ouvrage Dinner with Churchill – transmission par témoignages culinaires.
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Statut officiel : Patrimoine historique privé.
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Recette codifiée : Oui (par les mémoires de sa cuisinière et les archives de la famille).
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Source : Dinner with Churchill.
CAHIER DES CHARGES ET EXIGENCES TECHNIQUES
1. Produits obligatoires
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Volaille : Poulet entier.
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Matière grasse : Beurre.
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Liquides : Vin blanc sec et bouillon de volaille.
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Aromates : Ail, romarin et thym.
2. Techniques imposées
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Rôtissage au four : Cuisson par chaleur sèche avec saisie initiale pour fixer les sucs.
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Arrosage régulier : Emploi de la technique du basting (arrosage continu avec le jus de cuisson) pour nourrir la chair en profondeur et obtenir une peau parfaitement dorée.
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Réduction de sauce : Concentration obligatoire des sucs après l'étape du déglaçage afin d'obtenir un jus corsé et une puissance aromatique optimale.
3. Interdits
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🚫 Substitutions : Il est strictement interdit de substituer le beurre ou le vin blanc par d'autres ingrédients (huiles, alcools différents, etc.), sous peine de dénaturer l'esprit originel et l'équilibre historique de la recette.
CONTEXTE CULTUREL ET HISTORIQUE
Dicton
« My tastes are simple: I am easily satisfied with the best. » (Mes goûts sont simples : je me contente aisément du meilleur.) — Sir Winston Churchill.
Légende ou conte authentique
On raconte que Churchill utilisait la table comme un champ de bataille diplomatique. Pour lui, un estomac bien rempli était le préalable indispensable à toute négociation internationale. Ce poulet rôti n'était pas un simple repas, mais une arme de séduction massive destinée à amollir la résolution de ses interlocuteurs avant les discussions nocturnes cruciales.
Historique détaillé (650 mots)
Naissance géographique et sociale : La diplomatie de la fourchetteLe poulet rôti à la sauce au vin blanc de Sir Winston Churchill (1874–1965) n'est pas une simple recette domestique, mais une pièce maîtresse de l'histoire politique du XXe siècle. Né au croisement des traditions aristocratiques britanniques et de la haute cuisine européenne, ce plat a trouvé son sanctuaire à Chartwell, la demeure familiale du Kent. Pour Churchill, le dîner n'était jamais une simple nécessité physiologique, mais une extension vitale de la diplomatie. Il y voyait un prolongement naturel de l'art de vivre, où les alliances se nouaient entre deux verres de champagne et une volaille parfaitement rôtie.
Le paradoxe Churchillien : Simplicité rustique et raffinement français Ce plat incarne parfaitement le "paradoxe de Churchill" : une base de simplicité rustique britannique (le traditionnel Sunday Roast) élevée au rang d'œuvre d'art par une technique française rigoureuse. Cette fusion témoigne d'une influence franco-britannique marquée. Churchill, francophile déclaré et hédoniste assumé, exigeait des saveurs franches et des textures généreuses. La technique du rôtissage au beurre, pilier de la cuisine bourgeoise, s'y marie à l'usage d'un vin blanc sec — souvent un Chardonnay bourguignon — que le Premier Ministre affectionnait particulièrement pour sa structure et son élégance.
Le rôle crucial de Georgina Landemare et la résilience de guerre L'histoire de ce poulet est indissociable de celle de Georgina Landemare, sa chef dévouée de 1940 à 1954. Durant les années sombres de la Seconde Guerre mondiale, malgré le rationnement strict qui frappait le Royaume-Uni, Churchill mettait un point d'honneur à maintenir une table d'excellence pour ses invités internationaux. Le poulet, souvent issu de l'élevage local des fermes du Kent, devenait alors le symbole d'une résilience élégante. Mrs. Landemare possédait ce talent rare de savoir adapter les codes de la haute cuisine d'Escoffier aux goûts personnels du "Vieux Lion", qui avait horreur des fioritures inutiles mais exigeait une onctuosité absolue dans ses sauces.
Influences culturelles et techniques : Le pont entre deux nationsL'influence française est manifeste dans la construction de la sauce. Contrairement aux jus de viande britanniques classiques (gravy), la sauce Churchill est une véritable réduction : déglaçage minutieux des sucs, réduction lente pour concentrer les arômes, et montage final au beurre pour la brillance. Ce plat, documenté avec précision dans l'ouvrage de référence Dinner with Churchill, illustre une philosophie culinaire où la richesse des matières premières prime. Churchill n'hésitait pas à marier les traditions culinaires des deux nations, utilisant la table comme un pont entre la sobriété bourgeoise anglaise et l'épicurisme gastronomique à la française.
Évolution et héritage : De Chartwell à la postérité Au fil des décennies, le passage de la cuisine privée de Chartwell aux tables des grands établissements comme le Savoy à Londres a transformé ce plat en une icône de la gastronomie diplomatique. La transformation technique est notable : du foyer à charbon aux fours modernes, la quête du croustillant parfait et de la sauce "nappante" est restée immuable. Aujourd'hui, cette recette conserve une aura particulière. Elle ne représente pas seulement un repas de chef d'État, mais un témoignage historique d'une époque où l'art de la table était le dernier rempart de la civilisation face à la barbarie. Elle reste une référence absolue pour quiconque étudie l'histoire culinaire et les usages de la table diplomatique, prouvant que, comme Churchill le disait lui-même, il était "aisément satisfait par le meilleur".
CHEFS, MAISONS ET VERSIONS DE RÉFÉRENCE
8 Chefs stars : Nom – Établissement – Ville : apport précis
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Georgina Landemare – Chartwell – Westerham : L’architecte du goût privé de Churchill. Elle a adapté la haute cuisine française au palais britannique.
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Auguste Escoffier – The Savoy – Londres : Créateur de la base technique de la sauce "Vin Blanc" (fond blanc et réduction) utilisée au Savoy pour Sir Winston.
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Gordon Ramsay – Savoy Grill – Londres : Reprend les classiques de la table de Churchill au Savoy Grill, notamment les volailles rôties au beurre.
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Hélène Darroze – The Connaught – Londres : Excellence de la volaille rôtie (Poulet des Landes) servie selon les protocoles diplomatiques britanniques.
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Alain Ducasse – Le Meurice – Paris : Interprétation de la poularde de Bresse au vin blanc, version la plus raffinée de l'accord volaille-chardonnay.
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Fergus Henderson – St. John – Londres : Gardien du patrimoine "Proper British Food", prônant la simplicité du rôti et des jus de cuisson naturels.
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Marcus Wareing – The Gilbert Scott – Londres : Spécialiste de la renaissance des recettes britanniques historiques et des sauces classiques.
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Michel Roux Jr. – Le Gavroche – Londres : (Fermeture récente, mais référence immuable) Pour la technique de la sauce émulsionnée au vin blanc héritée de la cuisine bourgeoise.
6 Chefs locaux identifiés : Nom – Établissement – Ville : apport précis
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Mark Sergeant – Rocksalt – Folkestone (Kent) : Valorisation des volailles du terroir du Kent, à proximité de la demeure de Churchill.
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Jeremy Lee – Quo Vadis – Soho, Londres : Maître de la cuisine régionale, célèbre pour son travail sur les herbes fraîches et les rôtis de tradition.
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Henry Harris – Bouchon Racine – Londres : Expert de la cuisine "Anglo-Française" qui définit parfaitement le style culinaire de Churchill.
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Sally Clarke – Clarke’s – Kensington : Pionnière de la cuisine de saison, axée sur la qualité du produit brut (poulet fermier) et les sauces légères.
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Calum Franklin – Pie Room / Holborn Dining Room – Londres : Spécialiste des techniques de cuisson patrimoniales et du rôtissage.
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Will Devlin – The Small Holding – Kildown (Kent) : Approche "ferme à l'assiette" dans le Kent, utilisant les variétés de volailles anciennes.
6 Établissements de tradition populaire : Nom – Ville : spécialité reconnue
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The Savoy Grill – Londres : Le "Sunday Roast" et les volailles découpées au guéridon.
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Rules – Londres : Plus vieux restaurant de Londres, gardien des recettes de gibiers et volailles depuis 1798.
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Simpson’s in the Strand – Londres : Institution célèbre pour ses chariots de découpe de rôtis.
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The Goring – Londres : Cuisine britannique classique de haut vol, très liée à la famille royale et aux Churchill.
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Fortnum & Mason (The Diamond Jubilee Tea Salon) – Londres : Fournisseur historique de Churchill, servant des classiques de la cuisine bourgeoise.
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The White Hart Inn – Westerham : Pub historique de la ville de Churchill, servant les produits des fermes environnantes.
DESCRIPTION CULINAIRE DU PLAT
Présentation & Organoleptique
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Aspect : Peau parée d'une couleur ambrée uniforme (nuancier caramel), absence de phlyctènes. Chair d'un blanc nacré, exsudat translucide.
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Texture : Suprémitié de la chair (tendreté optimale par redistribution des sucs) ; peau craquante (non élastique). Sauce d'une brillance miroir, texture sirupeuse, liaison stable par émulsion lipidique.
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Arômes : Bouquet complexe de beurre noisette (réaction de Maillard), pointe d'acidité volatile du Chardonnay, base de fond blanc longue en bouche et finale herbacée résineuse.
Ingrédients (Unités Professionnelles – Rendement 100%)
Poids net après parage (PN).
DESCRIPTION CULINAIRE : INGRÉDIENTS ET SPÉCIFICATIONS
1. Volaille de Bresse (AOP)
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Quantité : 1,500 kg.
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Spécifications : Présentation effilée ou Prêt à Cuire (PAC). Recherche d'un grain de peau particulièrement fin et d'une présence de graisse intramusculaire pour garantir la jutosité après rôtissage.
2. Beurre de baratte (AOP)
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Quantité : 0,150 kg.
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Spécifications : Beurre à point de fusion bas, minimum 82% de Matière Grasse. La quantité est divisée en deux usages : une partie en pommade pour le chemisage de la peau et une partie glacée (froide) pour l'émulsion finale.
3. Chardonnay (Bourgogne)
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Quantité : 0,150 L.
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Spécifications : Vin blanc sec présentant une acidité totale élevée, paramètre indispensable pour équilibrer la structure lipidique de la sauce montée.
4. Fond blanc de volaille
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Quantité : 0,300 L.
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Spécifications : Fond réalisé selon les règles de l'art à partir de carcasses de volaille. Doit présenter un aspect légèrement turbide et une forte concentration collagénique pour assurer le corps de la sauce.
5. Gousses d'ail rose
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Quantité : 0,020 kg.
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Spécifications : Utilisation de gousses éclatées "en chemise" afin de préserver les huiles essentielles et d'éviter l'amertume durant la cuisson longue.
6. Oignon Paille
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Quantité : 0,060 kg.
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Spécifications : Ciseler grossièrement. Sert de base à la garniture aromatique pour le déglaçage.
7. Bouquet garni frais
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Quantité : 0,010 kg.
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Spécifications : Composition exclusive de Thym serpolet et Romarin officinal. Fraîcheur absolue exigée pour une puissance aromatique maximale.
8. Sel fin / Poivre blanc
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Quantité : PM (Pour Mémoire / Quantité Suffisante).
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Spécifications : Emploi de Poivre de Sarawak, moulu à la minute pour préserver les notes boisées et poivrées sans l'astringence des poivres pré-moulus.
PRÉPARATION ET MÉTHODE DE RÉALISATION
Informations générales
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Temps de mise en place : 15 min (Parage et préparation des fonds)
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Temps de préparation active : 20 min (Bridage et marquage)
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Temps de cuisson / transformation : 65-75 min (selon conductance thermique)
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Repos / Maturation : 20 min (Temps de détente = 1/3 temps de cuisson)
Objectifs techniques (Critères de réussite)
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Maillardisation : Développement des composés aromatiques sans carbonisation des protéines.
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Émulsion : Réussir un montage au beurre stable (liaison physique sans ajout d'amidon).
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Gradient de température : Atteindre 72°C à 75°C à cœur (articulation cuisse).
Étapes détaillées (Protocole Métier)
1. Habillage et Bridage (Préparation de la pièce)
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Flambage et parage : Éliminer les siccités et les restes de plumes.
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Bridage à sec : Brider "en dé" pour compacter la masse musculaire et assurer une cuisson uniforme des blancs et des cuisses.
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Assaisonnement thermique : Saler l'intérieur 15 min avant cuisson pour favoriser l'osmose. Tamponner la peau au papier absorbant (élimination de l'humidité de surface pour une réaction de Maillard instantanée).
2. Rôtissage et Arrosage (Technique du Basting)
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Saisie initiale : Démarrage à four ventilé à 210°C. Déposer la volaille sur le flanc.
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Intervention cinétique : Retourner sur l'autre flanc après 15 min. Finir sur le dos.
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Basting : Arroser toutes les 10 min avec le mélange beurre/jus de presse. Le beurre doit mousser (température idéale 140°C-150°C) sans brûler (ne pas atteindre le point de fumée).
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Vérification : Sonde insérée à l'articulation la plus profonde.
3. Élaboration de la Sauce (Déglaçage et Concentration)
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Déçantage : Retirer la volaille. Éliminer les graisses brûlées du plat (pincée de sel pour stabiliser les jus).
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Déglaçage : Verser le Chardonnay. Gratter les sucs caramélisés (fond de rôtissage). Réduire de 2/3 (concentration des acides tartriques).
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Mouillement : Ajouter le fond blanc collagénique. Réduire à consistance sirupeuse par évaporation contrôlée.
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Filtration : Passer au chinois étamine pour une limpidité absolue.
4. Montage au Beurre (Finition Signature)
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Émulsion finale : Sur feu très doux ou hors feu, incorporer le beurre bien froid coupé en petits dés.
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Vannage : Imprimer un mouvement circulaire énergique à la casserole pour emprisonner les molécules de gras dans la matrice aqueuse du vin/fond. Rectifier l'assaisonnement.
5. Repos et Dressage
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Détente : Poser la volaille sur une grille, coffre vers le bas, sous une feuille de papier sulfurisé (éviter l'aluminium direct qui ramollit la peau par condensation).
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Service : Découper en 4 ou 8 morceaux. Napper uniquement le fond de l'assiette pour ne pas détremper la peau croustillante.
POINTS DE CONTRÔLE QUALITÉ (CCP)
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Température de sortie : Retrait du four à 68°C (l'inertie thermique amènera la pièce à 72°C pendant le repos).
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Stabilité de la sauce : La sauce ne doit pas "trancher" (séparation phase huileuse/aqueuse).
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Organoleptique : Absence d'amertume dans le jus (signe d'un beurre trop chauffé).
SERVICE, ACCOMPAGNEMENTS ET ACCORDS
Service et dressage
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Type d'assiette : Assiette plate de grande taille, impérativement chaude.
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Température de service : Entre 65 et 70 °C. (Note : Poulet à 65 °C, Sauce à 75 °C).
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Garnitures traditionnelles : Pommes de terre rôties au gras de poulet et au romarin, légumes de saison (vapeur ou sautés au beurre), haricots verts extra-fins et carottes glacées.
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Garnitures contemporaines : Légumes racines confits, purée de panais, gnocchi à la sauge.
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Présentation : Individuelle (gastronomique) ou familiale au centre de table (tradition de Chartwell).
VINS ET ACCORDS : RÉFÉRENCES ET SOURCES
Churchill lui-même privilégiait le Chardonnay de Bourgogne et le Champagne brut pour ce type de plat. Cette préférence est documentée par les archives de ses fournisseurs officiels et les mémoires de ses proches.
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Appellation principale : Bourgogne blanc AOC (Meursault, Puligny-Montrachet)
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Le Chardonnay est le cépage identitaire de la sauce Churchill.
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Millésime idéal : Meursault 1er Cru
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Profil : Beurré avec des notes de noisette et une grande longueur ; offre une parfaite symbiose avec la sauce montée au beurre.
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Millésime accessible : Bourgogne Chardonnay
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Profil : Fruité et minéral, privilégiant le rapport qualité/plaisir.
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Millésime de garde : Puligny-Montrachet
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Profil : Apporte minéralité, tension et complexité.
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Vin rouge léger : Pinot Noir de Bourgogne (Gevrey-Chambertin village)
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Profil : Caractérisé par des tanins fins et des arômes de fruits rouges, évitant de masquer la finesse de la sauce.
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Option festive churchillienne : Champagne Brut (Pol Roger)
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Le lien entre Churchill et Pol Roger est historique (la cuvée "Sir Winston Churchill" a été créée en son honneur). Pour ce plat, il préférait les Blanc de Blancs où le Chardonnay domine.
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PARAMÈTRES DE SERVICE
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Température de service :
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Blancs (Meursault, Puligny) : 12–14 °C.
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Rouge (Gevrey-Chambertin) : 16–17 °C.
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Champagne : 8–10 °C.
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Type de verre :
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Verre de type Bourgogne (large) : La forme ballon permet une aération optimale pour libérer les arômes de noisette et de beurre.
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Flûte ou verre tulipe : Pour le Champagne, afin de préserver la finesse de la bulle.
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GUIDE DES MILLÉSIMES
Pour la sélection de l'année spécifique, se référer au tableau officiel des millésimes de Bourgogne pour identifier les années à forte acidité (équilibre avec le beurre) :
Bières et alternatives sans alcool
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Style de bière : Blonde légère ou saison belge pour apporter fraîcheur, légèreté et contraste.
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Jus artisanal : Jus de pomme artisanal brut. L'équilibre entre acidité et fruité assure un accord terroir cohérent.
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Thé / Infusion : Thé noir English Breakfast. Respecte la tradition britannique, avec des tanins légers qui structurent le palais.
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Eau : Eau plate peu minéralisée ou pétillante à bulles fines.
Accords régionaux et patrimoniaux
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Produits du terroir associés : Beurre de baratte (origine Kent ou Normandie), pain de campagne au levain.
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Lien institutionnel : Syndicat des Vins de Bourgogne (vins-bourgogne.fr).
FICHE NUTRITIONNELLE (pour 1 portion)
Cette analyse est basée sur une portion moyenne de 250 g de chair de poulet rôti accompagnée de 40 ml de sauce émulsionnée au vin blanc et au beurre.
Bloc réglementaire obligatoire (UE 1169/2011)
| Élément Nutritif | Valeur pour 1 portion | Valeur pour 100 g (Moyenne) |
| Énergie | 585 kcal / 2447 kJ | 234 kcal / 979 kJ |
| Lipides | 41,5 g | 16,6 g |
| dont acides gras saturés | 19,8 g | 7,9 g |
| dont acides gras mono-insaturés | 16,2 g | 6,5 g |
| dont acides gras poly-insaturés | 5,5 g | 2,2 g |
| Glucides | 3,8 g | 1,5 g |
| dont sucres | 0,8 g | 0,3 g |
| Protéines | 48,5 g | 19,4 g |
| Fibres alimentaires | 0,2 g | < 0,1 g |
| Sel (équivalent NaCl) | 1,4 g | 0,56 g |
| Sodium | 560 mg | 224 mg |
Répartition énergétique : * Lipides : 64 %
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Protéines : 33 %
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Glucides : 3 %
Bloc étendu (Analyse micro-nutritionnelle)
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Cholestérol : 145 mg (Principalement issu du beurre et de la peau de la volaille).
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Fer (Héminique) : 1,8 mg
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Potassium : 410 mg (Rôle essentiel dans l'équilibre acido-basique).
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Vitamine B12 : 0,6 µg (25% des AJR).
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Index Glycémique (IG) : Très bas (< 15).
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Densité nutritionnelle : Élevée en protéines de haute valeur biologique.
Bonnes pratiques pour le calcul et la traçabilité
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Pertes à la cuisson : Le calcul intègre une perte de poids de 20 % (évaporation d'eau) durant le rôtissage, ce qui concentre la densité protéique.
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Absorption des graisses : La valeur énergétique prend en compte le beurre de baratte utilisé pour l'arrosage (basting) ainsi que le beurre froid ajouté lors du montage final de la sauce.
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Vin Blanc : L'alcool est considéré comme évaporé à 85 %, ne laissant que les sucres résiduels et l'acidité organique.
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Mise à jour : Si vous utilisez un poulet de Bresse (plus gras que le poulet fermier standard), augmentez la valeur des lipides de 10 %.
ALLERGÈNES
Liste exhaustive selon l'annexe II du règlement UE :
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Lait et produits à base de lait (Beurre) : Présence majeure.
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Anhydride sulfureux et sulfites (Vin Blanc) : Présence à des concentrations supérieures à 10 mg/kg ou 10 mg/l (sauf si vin certifié sans sulfites).
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Céleri : Traces possibles si le fond de volaille contient une garniture aromatique classique (mirepoix).
ADAPTATIONS POSSIBLES
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Sans lactose : Remplacement du beurre par du beurre clarifié (Ghee) — Technique tolérée en restauration mais modifiant l'appellation patrimoniale.
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Sans gluten : Recette naturellement exempte de gluten (puisque la liaison est uniquement lipidique et non à base de roux).
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Pauvre en sel : Réduction du sel au marquage, compensation par l'augmentation des aromates frais (romarin/thym) pour stimuler les récepteurs gustatifs.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages de référence
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Stelzer, Cita. Dinner with Churchill: Policy-Making at the Dinner Table. Pegasus Books, 2013.
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Note : Cet ouvrage est la source académique principale concernant l'usage de la gastronomie à des fins diplomatiques par Churchill. Il détaille les menus et l'importance des sauces au vin blanc lors des banquets.
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Lien vers la fiche de l'ouvrage (International Churchill Society)
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Landemare, Georgina. Recipes from Chartwell. 1958 (Réédité par le National Trust).
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Note : Le livre de cuisine personnel de la chef de Churchill, contenant les instructions techniques originales et les préférences du Premier Ministre pour les volailles rôties.
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Archives et Sources Institutionnelles
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Archives du National Trust (UK) – Chartwell
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Conservation des carnets de cuisine et inventaires de la maison de Churchill dans le Kent.
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The International Churchill Society
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Base de données historique documentant le style de vie de Churchill, y compris ses habitudes alimentaires et ses commandes auprès de fournisseurs comme Fortnum & Mason.
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The Churchill Archives Centre – Churchill College, Cambridge
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Détention des documents originaux de Georgina Landemare et de la correspondance privée mentionnant les repas d'État.
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Sources Techniques et Gastronomiques
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The Savoy Grill History
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Documentation sur les plats favoris de Churchill servis au Savoy Grill, avec mention des techniques de rôtissage et de saucier.
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